samedi 30 mars 2013

Une contraception gratuite pour les mineures, et l'IVG remboursé intégralement pour toutes les femmes à partir du 31 mars 2013

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Vendredi, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré qu'à partir du 31 mars, que l'IVG sera remboursée à 100%, et la contraception sera gratuite pour les filles de 15-18ans.

La contraception?
Pas tous les moyens de contraception : uniquement celles qui ont fait l'objet d'un remboursement partiel. Désormais, cette contraception sera remboursée intégralement par la Sécurité sociale.
 
On inclut alors les pilules de 1ère et 2eme génération (les 3e et 4e ne seront plus remboursées à partir du 31 mars, et selon Marisol Touraine : elles n'auraient jamais dues être remboursées), les implants contraceptifs hormonaux et les stérilets.
 
On exclut alors les anneaux vaginaux, les capes cervicales, les patchs contraceptifs et... les préservatifs (féminins et masculins).
 
Pourquoi ne pas inclure les préservatifs?
Si on en distribuait facilement, la contraception serait, réellement à la portée de toutes, de tous.
 
De plus, rembourser la pilule, mais devoir payer les préservatifs...
On va juste réduire le risque de grossesse, sans éliminer les maladies sexuellement transmissible.
Mauvaise campagne pour les MST et IST.

J'aurai aimé que cette initiative soit plus ambitieuse.
J'aurai aimé qu'elle touche plus de personnes, pourquoi s'arrêter à 18ans?
Selon l'Institut national d'études démographiques (INED), "l'âge moyen au premier rapport sexuel est de 17,2 ans pour les garçons  et de 17,6 pour les filles".
Est-il juste de s'arrêter à 18ans?
Je ne pense pas ...
 
Le Planning Familial a rappelé que ce combat ne date pas d'hier.
Une revendication vieille... d'une loi de 1974. Oui, durant tout ce temps, on a pataugé.
Et peut-être que ce n'est pas fini.
 
La loi n° 74 - 1026 du 4 décembre 1974 "autorise les centres de planification ou d’éducation familiale à délivrer à titre gratuit et anonyme des contraceptifs, sur prescription médicale, aux mineures qui désirent garder le secret."
 
Le problème des centres de planification est leur accès.
L'autoriser dans les pharmacies, c'est une extension de la loi de 1974.
 
Anonyme, garder le secret?
 
Le décret n° 2013-248 du 25 mars 2013 relatif à la participation des assurés prévue à l’article L. 322-3 du code de la sécurité sociale prévoit que les mineures devront disposer de la carte vitale de leurs parents et d'une ordonnance d'un médecin.

L'accès reste encore, clairement, limité.

Comment prendre la carte vitale de nos parents?
Comment obtenir une ordonnance de notre médecin?
Et même s'il y a un secret médical, c'est le petit parcours de la combattante : réussir à prendre rendez-vous chez son médecin en toute discrétion, se rendre au rendez-vous, obtenir l'ordonnance, voler la carte vitale de ses parents, et aller à la pharmacie.

Anonymat, secret, sécurité, efficacité et encouragement.

Non, je suis mitigée sur l'accès pour toutes à la contraception.

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Je rappelle que durant les campagnes présidentielles, Marine Le Pen, dans l'émission "Parole de candidat" sur TFI, un lundi 05 mars 2012, avait déclaré que le déremboursement de l'IVG n'était pas dans son projet. Elle a ajouté que si elle avait un choix budgétaire à faire entre l'IVG et les médicaments non remboursés (notamment pour les personnes âgées), elle choisirait la deuxième option, puisque selon elle, l'IVG peut être évité.
 
Beh voyons :

Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) :
40% des femmes, en France, ont recours à un avortement au moins 1 fois dans leur vie.
Toutes les femmes réfléchiront, au moins une fois, à la question de l'avortement dans leur vie.
Et enfin, environ 80% des femmes qui avortent étaient sous contraception...

L'IVG, peut-elle être absolument évitée?

A contrario, François Hollande en a fait une priorité. Ses promesses ont été votées en octobre par l'Assemblée Nationale lors du vote du budget de la Sécurité sociale.
Et thank god, sa ministre de la santé a mis en place les engagements pris.

Selon le site service-public.fr (site officiel de l'administration), un avortement peut coûter entre 190€ et 450€, une différence de coût lié à la méthode utilisé et au lieu de l'intervention.

Sa prise en charge variait de 70%, pour les soins de ville, à 80%, en établissement de santé pour les majeures assurées.
Les patientes devaient supporter un coût d'environ 80€.

On estime cette prise en charge à 13,5 millions d'euros.

Madame REVENDIQUE sur Facebook et sur Twitter

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